La princesse Mette-Marit de Norvège affronte un nouveau scandale après la publication de documents par le ministère américain de la Justice. Ces documents révèlent des échanges étendus entre la future reine et le délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014. Cette affaire éclate à un moment particulièrement difficile : le procès de son fils pour viol et violences s'ouvre mardi à Oslo.
Le nom de Mette-Marit, 52 ans, apparaît au moins 1.000 fois dans les documents publiés vendredi, selon le journal norvégien Verdens Gang. Le contenu et le ton des échanges, relayés par la presse norvégienne, suggèrent une «complicité insoupçonnée» entre la princesse héritière et le financier américain. Dans ces courriels, elle qualifie Epstein de «très charmant» et évoque des sujets intimes, allant jusqu'à discuter d'un fond d'écran «inapproprié pour une mère de suggérer, comme fond d'écran pour son fils de 15 ans, une image de deux femmes nues portant une planche de surf».
Mette-Marit a exprimé de profonds regrets dans une déclaration transmise par le Palais royal à l'Agence France-Presse. «J'ai commis une erreur de jugement et je regrette profondément d'avoir eu le moindre contact avec Epstein. C'est tout simplement embarrassant», a-t-elle déclaré. Elle reconnaît avoir échoué «de ne pas avoir vérifié plus attentivement les antécédents d'Epstein et de ne pas avoir compris assez rapidement quel genre de personne il était». La princesse insiste toutefois que «seul Jeffrey Epstein (devait) répondre de ses actes».
Jeffrey Epstein avait été condamné en 2008 pour avoir eu recours à des prostituées mineures. Il avait purgé une peine d'un peu plus d'un an de prison avant d'établir ces contacts avec Mette-Marit. Le financier américain s'est suicidé en prison en 2019 alors qu'il faisait face à de nouvelles accusations de trafic sexuel de mineures.
Séjour en Floride et fin des contacts
Le Palais royal a confirmé que Mette-Marit avait séjourné quatre jours chez Epstein en janvier 2013 à Palm Beach, en Floride, accompagnée d'une amie. Dans une lettre datée de 2011, la princesse révèle avoir «googlé» Epstein à l'époque, admettant : «Oui, ça n'a pas fait une très bonne impression». Elle a mis fin aux contacts lorsqu'elle a estimé qu'Epstein «tentait d'exploiter auprès d'autres personnes les liens qu'il avait eus avec la princesse héritière», selon le Palais royal.
Le timing de ces révélations est catastrophique pour Mette-Marit. Son fils Marius Borg Høiby, 29 ans, né d'une relation antérieure à son mariage avec le prince Haakon en 2001, comparaît à partir de mardi devant le tribunal d'Oslo. Il fait face à 38 chefs d'accusation, dont quatre viols et des violences contre d'anciennes partenaires. Le procès devrait durer sept semaines. Le couple princier n'assistera pas au procès. Mette-Marit effectuera un voyage privé durant cette période, a indiqué le prince Haakon.
Un avenir royal en question
Les révélations suscitent des interrogations sur l'aptitude de Mette-Marit à devenir reine. «Cela donne presque l'impression qu'ils ont été des amis proches», commente l'historien Ole-Jørgen Schulsrud-Hansen, expert de la royauté norvégienne. «Une princesse héritière n'est jamais une personne privée», rappelle-t-il. «Cela montre en tout cas un manque de discernement et que toutes les +soupapes de sécurité+ autour d'elle ont aussi failli.»
Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a «convenu» dimanche que Mette-Marit avait commis une erreur de jugement. Dans une tribune du journal de référence Aftenposten, le rédacteur en chef politique Kjetil Alstadheim pose ouvertement la question : «Mette-Marit pourra-t-elle ętre reine après ça?»
La princesse fait face à de multiples épreuves. Elle souffre d'une forme rare de fibrose pulmonaire, une maladie incurable des poumons. Le Palais a annoncé en décembre qu'une transplantation pulmonaire, une solution périlleuse de dernier recours, était probable. «C'est quelqu'un qui doit mener plusieurs combats de front», observe Ole-Jørgen Schulsrud-Hansen. «Mais cela ne doit cependant pas empęcher de formuler des critiques si elles sont factuellement justifiées».
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).



